par Raoul le Mar 1 Avr 2025 15:11
Plusieurs facteurs structurels expliquent cette performance exceptionnelle, et leur persistance suggère que le mouvement pourrait se prolonger.
Le contexte géopolitique joue un rôle majeur. Les tensions entre grandes puissances, notamment la dédollarisation accélérée par les BRICS, alimentent la demande d’or comme actif neutre. Parallèlement, les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient renforcent son statut de valeur refuge.
Les banques centrales continuent d’accumuler massivement des réserves, en particulier la Chine, qui cherche à réduire sa dépendance au dollar. Cette demande institutionnelle soutient les cours, même lorsque les ETF ou les investisseurs particuliers sont moins actifs.
Charles Sannat a raison de souligner le rôle de l’or comme assurance, mais son analyse pourrait davantage intégrer la dimension monétaire. L’or n’est pas seulement un actif défensif : il redevient progressivement un pilier dans la recomposition de l’ordre financier mondial.
Quant à la durabilité de cette hausse, plusieurs éléments plaident pour une consolidation des cours. L’offre minière stagne, tandis que la demande des pays émergents et des institutions reste solide. Des corrections techniques sont possibles, mais la tendance de fond reste haussière.
Pour les investisseurs individuels, une approche progressive (DCA) reste pertinente, en privilégiant l’or physique pour une vraie protection patrimoniale. Les ETF adossés à l’or physique peuvent compléter la stratégie, mais avec vigilance sur leur liquidité et leur contrepartie.
En résumé, cette ruée vers l’or n’est pas qu’un phénomène spéculatif : elle reflète des déséquilibres économiques et géopolitiques profonds, qui devraient continuer à soutenir son attrait.