Bonjour,
Beaucoup de choses intéressantes dans cet article en effet, d'autres beaucoup moins.
Je ne vais pas faire une revue de détail, ce serait fastidieux, et plutôt me concentrer sur ce qui m'a le plus plu dans cet article.
L'auteur se veut pourfendeur de "solutions magiques" telles que la répudiation de la dette.
Non seulement son argumentation est peu convaincante, voire inexistante sur ce point précis, mais il apporte même de l'eau au moulin de la thèse contestée avec une jolie trouvaille.
Cette trouvaille c'est la spoliation des prêteurs anonymes.
En France (et en principe dans la zone Euro, sauf les habituels cas particuliers qui ont obtenu des exceptions à la règle), on a une loi sur la dématérialisation des titres… Au lieu de dire, on ne paiera pas, il faut dire « notre loi nous interdit de verser de l’argent à des anonymes, aussi dorénavant nous ne rembourserons plus les dettes de tous ceux, sociétés de placement incluses, qui ne nous auront pas fait connaître les personnes physiques, bénéficiaires finaux »… Ou encore : « nous dénonçons toutes les conventions fiscales avec les pays qui ne soumettent pas leurs organismes financiers aux mêmes règles de transparence que nous, et en conséquence, nous appliquons à la lettre notre loi sur la retenue à source pour tous les types de revenus distribués à l’étranger à notre taux maximum d’imposition, majoré de 50 % »…
Simple non ? Le système a comme condition essentielle à sa survie et pour pouvoir poursuivre ses « trafics » occultes, l’anonymat. Supprimons celui-ci et, entre autres, plus aucun chantage ne peut s’exercer. Il est plus que probable, par exemple, que parmi nos prêteurs étrangers figurent des banques françaises qui se servent de leurs filiales extraterritoriales pour participer à la curée sur l’Europe… ça serait « drôle » que tout à coup les masques tombent…
Cela me semble parfait. J'adopte immédiatement la solution "légaliste" de Incognitototo comme une option parmi d'autres à mon bréviaire de "solutions magiques"

Sa solution n'est pas plus mauvaise qu'une autre. L'Etat est en effet parfaitement capable d'interdire/autoriser l'anonymat sur des marchés tels que celui de l'or. Pourquoi pas sur le marché de ses propres obligations ?
L'auteur de cet article focalise sur la légalité plutôt que sur la souveraineté. C'est son droit et son choix. Ce n'est pas le mien. La légalité est un concept relatif, la loi et son application sont toujours le reflet de rapports de force à des moments donnés. En quoi les référendums islandais seraient-ils moins légaux que les procès que vont leur intenter les gouvernements britannique et hollandais ? Chacun est dans son droit légalement parmi les protagonistes de cette affaire, mais l'un d'entre eux est plus légitime que les autres : le peuple islandais souverain.
Mais trève de polémiques puisque j'approuve l'excellente solution légale de la spoliation des anonymes.
Merci Monsieur Incognitototo et bienvenue au club des "solutions magiques"
