Pour moi il n'est pas question de remettre en cause le système par l'équipe gouvernementale à venir. L'euro va même être maintenu à bout de bras pour le plus grand bonheur des américains (mélange d'idéologie car l'Europe, c'est le bien, et de politique fédéraliste). Pour la bonne forme certes on va sortir du chapeau un dispositif de régulation/punition qui sera vite rangé puisqu'on sera les seuls à vouloir le faire.
C'est amha illusoire que de vouloir imposer politiquement d'éventuels changements en laissant notre souveraineté et les pouvoirs régaliens en majeure partie aux instances européennes.
Il sera effectivement compliqué de mettre en oeuvre une politique de relance sans laisser filer la dette. Et ce n'est pas en taxant encore plus ceux qui peuvent l'être, de plus en plus rares, que l'on y parviendra. Surtout que le niveau de dette "structurel" est abyssal. Celui conjoncturel ne va plus être possible bien longtemps.
Pour aggraver le tout, la tentation de taper dans le bas de laine des français va nécessairement se poser.
Les bulldozers sont déjà en marche pour assumer les promesses de campagne: retraites, bouclier fiscal, dépenses de personnel de l'administration avec embauches et probablement revalorisation des points d'indice, etc.
D'ici quelques jours, les derniers dispositifs de défiscalisation vont tourner à plein. Et dès la fin de l'année la fusée MPX pourra fort bien être en orbite.
Je prépare ma combi de spationaute
(habituellement pacifiste, ce Lenglet me donne furieusement envie de lui taper sur le crâne avec toute la vigueur de ma boule de démolition ressortie pour l'occasion)




