La baisse du Nikkei n'est pas le plus important. Il cessera de baisser une fois que le coût des dégâts et de la baisse de production au Japon aura enfin été estimé de façon réaliste.
L'important ce sont les conséquences à long terme. Le Japon va s'enfoncer à nouveau dans la récession, et peut être pour longtemps. La BoJ va imprimer le plus de yens qu'elle pourra, noyant son économie sous un tsunami de papier.
Les entreprises japonaises, très investies en Europe et aux USA, vont rapatrier leurs fonds pour financer la reconstruction. C'est de cette manière que la contagion se produira. Le yen pousuivra sa hausse, légitimant la banque centrale dans son rôle de faux-monnayeur.
Le nucléaire enfin... Il aura fallu finalement une catastophe pour que les opinions publiques permettent d'envisager un virage en termes de politique énergétique. Et le Japon n'est pas l'Ukraine, ce n'est pas un pays post-soviétique arrieré technologiquement. C'est l'ex 2ème puissance économique mondiale.
Le risque d'accident et le coût de démantelement des centrales devra désormais être integré dans le prix de l'électricité. Les assureurs ne se feront pas avoir deux fois...
Areva, notre champion français, va désormais avoir plus de mal à fourguer des centrales à l'étranger ou même ce combustible MOX ultra-risqué que l'on vendait aux japonais.
Déjà, la Suisse suspend son projet de renouvellement des centrales nucléaires, et en France les écolos demandent un référendum. D'autres pays pourraient décider de sortir complètement du nucléaire.
L'alternative "verte" au nucléaire n'étant pas encore opérationnelle, tout cela pèsera évidemment à la hausse sur les prix du pétrole, du gaz, et même du charbon.

