Malthus a écrit:Les Chinois décident de la valeur de leur monnaie.
Pas tout à fait. Pour être précis, ils décident d'aligner leur monnaie grosso modo sur la valeur du dollar, mais ne décident pas de la valeur du dollar (même s'ils le pourraient, étant le 2ème créancier des USA après la Fed). La Suisse tente de faire la même chose en s'alignant tant bien que mal sur l'euro (jusqu'à ce que la BNS se retrouve ruinée à ce petit jeu ?).
Mais le peu de souveraineté monétaire que manifestent ces deux pays est toujours mieux que pas de souveraineté du tout comme dans la zone Euro...
Bref, que l'on reste les mains liées dans un "système" monétaire de changes flottants où nous sommes en fait quasiment les seuls, européens, à ne plus avoir aucun pouvoir sur notre monnaie, ou que l'on revienne tous seuls à l'étalon-or transformant notre monnaie en franc suisse en 100 fois pire, le résultat est le même : absence totale de pouvoir face à des économies étrangères prédatrices qui profiteront de notre faiblesse.
Malthus a écrit:A mon sens, rien ne nous oblige à continuer à faire de l'outil monétaire une banale marchandise que l'on s'échange en bourse.
C'est aussi mon avis. C'est pour cela que tant que la devise mondiale sera le dollar, nous avons intérêt à retrouver notre souveraineté au plus vite.
Un euro-or, à la limite, à condition qu'il se pose ouvertement comme candidat au remplacement du dollar, pourquoi pas.
Mais avec une liberté retrouvée sur les taux de change des différents pays de la monnaie commune. Et donc certainement pas avec une banque centrale "indépendante" (des États et des citoyens, mais pas des banques privées).
Malthus a écrit:Asselineau n'est en rien un décroissant, c'est un banal capitaliste.
Oui, sans doute. Mais être "décroissant" n'est en rien incompatible avec le capitalisme.
Malthus a écrit:Pour ma part, je pense que la France a largement les moyens de tirer un trait avec la spéculation boursière.
Je le crois aussi. Pour ce qui est de la spéculation chez nous en tous cas... Mais pour aller plus loin, il faudra que la France s'allie avec d'autres en vue de reconstruire un système monétaire international, qui n'existe plus depuis 40 ans.