J'ai dit que ça devait venir du monteur qui a pas fait un boulot tres "pro"...pas de toi!
Arrête la parano, tony...d'ailleurs je trouve ça plutot rigolo et tel que je connais l'"ami Pujadas", j'ai une petite idée de son début de phrase!
Pour en revenir à l'actualité, un autre ami (un vrai celui là, nommé Louis Denghien d'infosyrie) nous rappelle par son analyse que parfois " à quelque chose, malheur est bon"...
Gaza, Damas & Doha
De Paris, allons à présent à Gaza : les dramatiques événements en cours, qui annoncent peut-être un remake israélien de l’opération « Plomb fondu« , ont un effet positif indirect. Ils rappellent au Hamas, et au-delà à pas mal de radicaux islamistes sunnites, qu’ils ont un ennemi bien plus fondamental et agressif que la Syrie laïque – ou l’Iran chiite. Et ils placent le Qatar, et avec lui, tous ses cousins du Golfe, devant leurs insolubles contradictions : ces pétro-monarchies ont fait depuis longtemps « profil bas » (c’est le minimum de ce que l’on peut dire sur le sujet) devant Israël, réservant leurs dollars et leurs efforts diplomatiques à la déstabilisation de nations musulmanes et/ou arabes. Le clan qatari al-Thani a pratiquement « racheté » le Hamas et la bande de Gaza pour consolider son front anti-syrien, le mouvement palestinien islamiste rompant progressivement ses liens anciens avec Damas. En quelque sorte, le Qatar avait réalisé une « OPA » sur la résistance palestinienne. Mais voilà que son dernier « investissement » géostratégique est à nouveau menacé par Israël. Et que l’Égypte à direction Frères musulmans rappelle son ambassadeur à Tel-Aviv, saisit le Conseil de sécurité de l’ONU et appelle globalement « à une réponse arabe et internationale rapide pour arrêter le massacre du peuple palestinien assiégé dans la bande de Gaza« .
Comment le Qatar et ses salariés de la Ligue arabe vont-ils répondre à cet appel, sans se fâcher avec leurs amis américains ? Peuvent-ils se contenter de déclarations platoniques, au risque de fâcher cette fois l’Égypte et de décevoir le Hamas, les Palestiniens et pas mal d’Arabes et de musulmans ? Comment vont-ils pouvoir continuer à prêcher et financer leur croisade anti-Bachar si Tsahal passe décidément à l’offensive contre Gaza et le Hamas?
Voilà un « double front » difficile à tenir, ce nous semble, notamment en termes de crédibilité. Damas ou Gaza, il va falloir choisir, ou hiérarchiser les objectifs.
Au fond, tous ces émirs et roitelets arabes – assimilons leur le président turc – faisaient depuis des années comme si Israël n’existait pas. Et depuis l’éclatement de la crise syrienne, ils avaient dépensé toute leur énergie (et certainement des milliards de pétro-dollars) à persuader le monde arabo-musulman que le problème n°1 de l’Islam et des sociétés arabes, c’était Bachar al-Assad, Hassan Nasrallah et la direction iranienne. Mais le volcan sioniste s’étant malencontreusement réveillé, il va falloir « improviser » un nouveau discours sinon une nouvelle stratégie.
Ha, si seulement on pouvait acheter Israël comme le PSG ou les élites politiques françaises !