Je suis intéressé, et sans doute beaucoup d'autres personnes concernées par "l'actualité de la crise", par ton argumentaire. N'hésites donc pas à le poster ici
Attention...J'ai dit que je "travaillais" à une réfutation qui évidemment pourra être contestée = Je n'ai pas de prétention à détenir une quelconque "vérité" même relative en la matière...J'en suis encore proche du début!
En plus, je ne considère pas Lordon en tant qu' adversaire déclaré, encore moins "corrompu" mais plutôt comme un individu compétent, mais imprégné à son corps défendant par cette ancienne idéologie dominante dont il a beaucoup de mal à se défaire ce qui,
in fine rend son discours global peu dangereux pour l'oligarchie réelle, "douteuse" pour les résistants à L' Ordre Mondial (ancien et nouveau...) et inaudible pour la plupart des auditeurs/téléspectateurs de ses émissions.
Pour lui, la "droite" c'est un ensemble comprenant le PS, l'UMP, et un FN encore mal "dé-reaganisé". Il n'a sans doute aucune chance d'imposer sa définition du clivage droite/gauche et a peut-être tort d'y tenir autant, mais là c'est un autre débat...
Je signalerai au passage que je ne suis pas d'accord avec l'affirmation que le FN serait aujourd'hui encore mal "dé-Reaganisé".
C'était effectivement un parti libéral/capitaliste devenu "néolibéral" au moment de l'enclanchement de ce processus économique, financier, mais surtout
idéologique (et même
messianique dirait Pierre Hillard) aux USA (80s > reagan) et en Europe un chouia plus tard... (Thatcher)
Ca a toujours été la position du père fondateur du parti (aujourd'hui "président d'honneur"), MAIS sauf à lui faire un procès d'intention pas gagné d'avance, ce n'est plus la position "centrale" du FN d'aujourd'hui.
Mais c'est encore un point de détail...
Je ne peux que "sommariser" mon propos en disant que l'essentiel de mon argumentation portera sur les 3 concepts d'IDENTITE, de SOUVERAINETE et de MARCHANDISE.
L'essentiel de la position de Lordon contre laquelle je m'inscris en faux est sa définition du concept droite/gauche et son obstination à l'utiliser sans vraiment en définir le sens .
A cet égard, il existe 2 propositions principales:
- Soit on considère qu'il faut "remettre les mots à l'endroit" pour en finir avec le détournement du sens .(c'est l'option d'Etienne Chouard, que je respecte...)
- Soit on va plus loin dans la "radicalité" en reconnaissant leur obsolescence totale sauf à redéfinir le concept de "lutte des classes" dans un univers mondialisé dominé par la fétichisation de la marchandise et les emplois du tertiaire à valeur ajoutée faible, nulle...voire négative!
Comme je ne crois pas à la création "ex nihilo" (sauf pour la monnaie des banques!), je reconnais volontiers que ma démarche s'appuie sur les travaux de Jean-Claude Michéa, revisités par des géopoliticiens tels que Pierre Hillard ou Aymeric Chauprade auxquels j'ajoute certains penseurs radicaux néo-marxistes comme Francis Cousin ou David Graeber
(DETTE: 5000 ans d'histoire.)Je salue au passage l'excellente définition de MLP:
La mondialisation consiste à faire fabriquer par des esclaves pour vendre à des chômeurs...
+1!
IDEE-CENTRALE : on ne peut dans la période donner du sens à ce clivage gauche/droite
qu'en référence aux 2 concepts d'identité et surtout de Souveraineté liés entre eux dans le réel du fonctionnement des sociétés par l'acte d'échange sous un mode hiérarchique (protection, honneur, dette non monétisable), commercial (marchés) ...ou humain (communisme primitif ou générique)
Postulat épistémologique de base: La liberté n'a de sens que pour une entité (individu, groupe, état, association d'états etc...) SOUVERAINE.
Ex: Entre disons...1945 et 2014, La France est passée du rang d'état à souveraineté limitée à un état vassalisé à souveraineté nulle.
Le souverainisme pourrait être effectivement de "gauche" ou de "droite" s'il n'était associé à la notion centrale de l'identité dont nous voyons aujourd'hui le grand retour chez tous les peuples du monde.
Il faut donc étudier et définir ce que devrait être une politique de l'identité (voir G.Atzmon) associée avec une souveraineté nationale (ou d'associations d'états souverains indépendants) dans une société oû, dans un premier temps, le Capital serait au service du Travail avant que l'on en vienne à questionner le travail lui-même en tant que survivance du monde de la marchandise et de l'aliénation du vivant.Il faut bien reconnaître que nous n'en sommes qu'à l'étape préliminaire du rétablissement d'une politique de souveraineté et d'identité basée sur la différenciation en opposition à l'uniformisation mondialiste que promeuvent nos adversaires sous la base d'une religion universelle imposés par un "peuple-prêtre", et coeur de l'humanité!
L'étape 1 est donc "neutre" mais s'oppose au mondialisme dans toutes ses ramifications. Elle peut être caractérisée de "gauche" par excès...puisqu'elle remet en cause le rôle de l'oligarchie financière apatride, du prêt à intérêts, des complexes militaro-industriels, de l'état"profond", des fonds de pension, banques et autres couches sociales satellites (hauts patrimoines, castes journalistiques asservies, politiciens professionnels corrompus etc...) qui gravitent autour de ce noyau dur que l'on pourrait qualifier légitimement
d'extrême-droite.. L'étape 2 consiste ensuite à établir un "procès de rupture" (je reprends l'expression de J.Vergès) qui en caricaturant à l'extrême nous ramenera au type de fonctionnement développé par Marx dans sa dernière période et après lui, tous les groupes radicaux qui ont repris à leur compte son schéma de pensée...
PS > J.C Michéa rappelle (entre autres anecdotes) que nulle part, dans aucun texte, aucun livre Marx ne s'est jamais réclamé d'une quelconque "gauche", encore moins d'une "union des supposées gauches " et qu'être traité "de gôche" était ...rien moins qu'une insulte à la table des Marx!
Il n'a jamais pu être démenti même par ses adversaires les plus coriaces sur ce point.
