Stephane a écrit:2% de 15 300, ça fait 306 euros par quinzaine ou 153 euros par semaine.
Cette limite de 2% ne m'étonne pas.
C'est peu sur le plafond et encore ridiculement bas pour la majorité des détenteurs du Livret A si l'on considère que les bénéficiaires ont en moyenne 2000 € sur leurs livrets.
40 € par semaine, c'est maigre, juste de quoi acheter du pain, des clopes et quelques fruits et légumes.
Mais je ne vois pas les choses comme ça.
D'abord, malgré que le taux de base bancaire de la BCE ait été relevé récemment de 0,25 % par JC Trichet (soit passant de 1,25 à 1,50 %), le taux d'intérêt du Livret A ne sera pas augmenté pour autant, il restera à 2 % net.
Ce sera toujours ça de gagner par les banksters.
Ensuite, comme tu l'as très bien expliqué
ICI par rapport à l'article de Money Week posant le problème pour l’assurance vie à taux garanti (
http://www.moneyweek.fr/20100219237/conseils/obligations-grecques-impac/), je pense, si les choses venaient à mal tourner, que des manipulations "contributives" sur l'épargne des ménages se feront en premier lieu sur l'assurance Vie et et celle des fonds de Retraites.
Mon sentiment est que la limitation des retraits dans les Dabs de sa propre banque et plus encore, de deux tiers moindre dans les DABs des banques concurrentes, est annonciateur.
Un conditionnement préalable que les retraits en liquide sont et pourraient être de moins en moins facilités.
Chaque enseigne bancaire privilégiera son client.
Étrange aussi l'info de cette semaine selon laquelle, comme par hasard, les commissions interbancaires des retraits à vue viendraient à baisser significativement. J'y vois une incitation à réorienter les clients natifs de chaque banque, à aller se servir en liquide dans les DABs de son enseigne, les gens prenant soudainement conscience que leurs retraits ont été taxés abusivement et continueront à le rester, parce que même avec 1/3 de baisse, il restera toujours une commission pour frais, de 2/3 à charge pour les déposants.
1/3 de baisse sur les commissions interbancaires, rapproché à 1/3 de baisse sur les retraits des DABs de sa banque mère et 2/3 de moins dans les DABs de la concurrence, les effets de la mesure sur la baisse des commissions interbancaires s'annulent ou s'annuleront à très brèves échéances.
Aussi, avant que les retraits sur le Livret A ne soient limités à 2 %, y'a de la marge.
L'alerte chez les déposants fera tilt quand il sera impossible de retirer du liquide (pour raison "X" ou "Y") ailleurs que dans les DABs de sa propre banque, chacune d'entre-elles étant dans l'obligation d'alimenter leurs distributeurs afin de préserver leurs clients ... mais aussi afin de parer à tout mouvement de panique.
Stephane a écrit:Reste à savoir quels seront les motifs de "force majeure" invoqués...
Sous couvert d'une dégradation de "la note AAA" de la France ou du défaut de la Grèce, de la faillite du Portugal suivie de l'Italie et/ou de l'incapacité de la zone euro et de la BCE d'y faire face ou bien encore, de tout autres évènements qui pourraient survenir, sont des motifs qui pourraient être invoquées pour faire accepter n'importe quelles mesures justifiant de manière politique très habile, ce cas de "force majeure".
Je fais confiance à la créativité sémantique de nos élites politiques et institutionnelles pour nous concocter des raisons fort bien construites, mais cependant aussi vaines, mensongères, qu'improductives.
Gagner du temps en faisant tenir la zone euro et l'euro en masquant le plus longtemps possible l'insolvabilité générale, jusqu'à terme des multiples élections qui vont avoir lieu courant 2012, voici leurs seules préoccupations du moment.
Ce moment que nous vivons, c'est
la montée de la politique de la peur (il s'agit d'une vidéo traitant du terrorisme et du pouvoir pour les politiques d'entretenir la peur et/ou d'en inventer des raisons. Mais il y a pas pire terrorisme que celui auquel nous assistons, un terrorisme fantôme, celui de la finance folle, du marché libre sans entraves, invisibles et intouchables).
Pour compléter mon post précédent, il est à souligner que le lancement de l'obligation Dexia
[Dexia Municipal Agency (Dexma)
] pour 1 milliard d'euros a été mené conjointement avec Crédit agricole, Dexia, Landesbank BW, RBS et Société générale qui en ont dirigé l’opération et que La Banque postale en aurait pris une bonne partie.
A noter qu'au 15 juin 2011, Moody’s a placé les notes de Société générale, Crédit agricole et BNP Paribas sous surveillance négative.
A plus petite échelle, ce qu'il se passe sur la manipulation de l'Argent par le Cartel et le yo-yo des stocks du Comex entre l'Argent physique et celui papier n'est que le reflet de la finance spéculative sur les dettes souveraines.
Trop de liquidités intangibles, de produits dérivés toxiques n'arrivant plus à prendre preneur, c'est à dire à générer des rendements élevés à partir de rien, plus aucune livraison réelle n’est possible.
La délivrance d'Argent physique de la Comex diminuant d'autant que la capacité des États est arrivée au point de ne plus pouvoir rembourser ses dettes comme celles issues du privé, qu'ils ont endossées.
Cela est aujourd'hui devenu impossible.
C'est le début de la fin.
C'est une bonne et une mauvaise nouvelle.
Tout dépend quelle conscience nous avons du problème et quelles dispositions nous avons prises ou que nous allons prendre dès à présent.
Un investissement dans des valeurs refuges; des liquidités immédiatement disponibles, les yeux grands ouverts et un esprit serein.
Pour moi tout est parfait, le meilleur est en marche.
Le mouvement pendulaire du système est arrivé à son apogée.
Il ne peut que revenir à sa position initiale.
Alors, pourquoi s'inquiéter inutilement ?
Œuvrons chacun individuellement vers la vision positive d'un nouveau
BaradigmeBien à tous et bon toujours,
Sam's.