Tout d'abords j'aimerai commencer avec ça:
Merci, par contre je vous préviens, quand vous me lisez, ce sont des avis. De la part d'une personne qui n'y connaissait rien en décembre 2011 quand j'ai débarqué sur le site, j'ai surtout appris ici avec vous. J'ai surtout lu des articles alarmistes qui m'ont fait croire que tout allait péter sur les sites que vous connaissez, j'ai fait l'erreur de ne pas tracer mes sources, et surtout de me rappeler qu'un vendeur de coffre irait nous raconter n'importe quoi pour qu'on panique, pour qu'il nous refourgue sa came.
Pas de soucis, nous sommes içi pour débattre, apporter chacun son morceau au puzzle. De toute les façon généralement, nous arrivons à nous entendre facilement sur ce qui peut ou non être les meilleurs avis.
Dans ce contexte, certains cherchent à tirer la couverture, c'est humain, ignorons juste ces clowns. Ceci étant dit les fondamentaux sont tous alarmistes, alors je ne suis pas surpris que les articles les plus réalistes soient eux aussi tous alarmistes.
Nous sommes à deux pas du vide et nous tenons par de la triche et des ruses comptables.
Deux choses: J'ai bien dit que si on trouve les voitures et maisons très chères pas rapport à leur valeur de fabrication, c'est bien parce qu'à force le crédit a donner ce résultat. Il mettait la surenchère, d'où des prix impossibles pour l'immobilier sans recours à un prêt.
Je ne suis pas d'accord. Il y a une simplification faite de ta part entre le mal qui ronge nos économies, le crédit (mais qui en est également son adn) et la juste valeur des biens automobiles et immobilier. Le crédit à déformer nos économies au point d'avoir une économie financière, 50 fois supérieur à notre économie réelle avec la catastrophe qui nous connaissons et que nous connaîtrons tous.
Les prix de l'immobilier francais sont si particuliers, que l'on ne peut pas imputer cela aux crédits ce serait une aberration. Quand aux prix des voitures et des autres marchandises moi je montre du doigt la mondialisation et la dérégulation sans hésiter une seule seconde (je ne developpe pas. Pour ça il y a Sapir). Concrètement lorsque nous critiquons le prix des voitures, que savons nous des marges opérationnel, des coût unitaires de production, des inputs et de tout ce genre de tralala ?
Derrière tout ces variables, il y a des gens qui en vivent, des familles qui consomment et nous en fin de course. Bien sur, il y a également des actionnaires qui se gavent.
Et puis encore une fois, si nous reportons nos achats pour faire baisser les prix, nous entrerons dans des phases déflationnistes terribles.
La deuxième chose, c'est ma proposition. Pour sortir de la boucle infernale, il faut crever l'abcès. Voulons nous être la génération qui dit "STOP" à cette bêtise, ou bien sachant les conséquences qu'il faudra subir, allons nous faire comme les précédents en réclamant que le rêve puisse continuer? Je propose de crever l'abcès.
Et c'est une volonté politique, pour remettre un "reset" sur la machine à biffons
Oui crevons l'abcès, je suis entièrement d'accord. Coupons des têtes, faisons le ménage. Mais pas n'importe comment. je n'ai pas spécialement d'idée, mais tuer d'une institutions financière à chaud, va entraîner des conséquences que nous ne sommes pas à même de mesurer.
Et puis pensons à tout ceux qui sont dépendants des institutions financières, les plus faibles, minimas sociaux, les familles déjà en souffrance, les hôpitaux, les malades. (fin des violons)
Je réponds qu'effectivement cela va secouer la machine. Le point positif, c'est la chute des institutions financières, c'est le retour au réel. Tu produis rien, t'as rien. Tu veux un prêt, demande autour de toi, sois quelqu'un de confiance. Cela suppose être social, avoir des amis, une communauté même, être honnête. On pourrait imaginer aussi un Etat et des régions qui gardent une caisse spéciale pour ce genre de prêt de confiance à des gens qui auront mérité (services rendus, personne intègre etc...)
Cela me parait purement utopique. Je botte en touche sur ce passage.
Là par contre, je ne te suis pas. Tu parle de 1929. Ok, restons aux USA. En 1929 le krach est boursier, puis crise de confiance on retire son cash en banque. Mais il n'y en a pas assez. Quelques boutiques ferment, le pognon joué en bourse s'effrite toujours plus jusqu'à atteindre un niveau proche de zéro (le dow jones à 40 points je crois). Mais le ca$h avait tout son sens. Les prix n'ont pas flambé aux USA. Celui qui avait eu la bonne idée de ne pas jouer son argent en Bourse n'a rien senti. D'ailleurs, c'est l'âge d'or Al Capone, les cinq familles de New York, qui eux ont toujours aimé les billets.
Je me souviens aussi d'un écriteau devant une épicerie "5 cents, si vous n'avez pas de cash, vous pouvez proposer autre chose" càd un troc. En effet, il y avait pénurie d'argent. Le dollar n'a pas eu de soucis. Il faut bien comprendre ce qu'on fait les réserves fédérales. En février 1929, on annonce aux "initiés" que le taux va monter, et que la récré est bientôt finie, qu'il faudra penser à sortir son pognon des marchés. En août l'annonce est faite, en particulier le taux du crédit pour la journée explose à 20% d'intérêt sans explication. A partir de là, c'est la descente, certains n'ont rien compris et continuent de jouer. Mais des signes se font sentir, et en octobre de grosses baisse, jusqu'au 24 octobre (ou 29 je sais plus) où la baisse est de 10 à 13%. Ce qui est énorme.
Là, il y a eu erreur de ma part. Je voulais écrire "En 23" et non "29". Là ou il y a confusion, c'est que tu choisis de rester aux Etats-Unis alors que moi je suis en Allemagne. La crise de 29 à eu lieu également en Allemagne et ce qu'a fait Bruning est très intéressant.
Je voulais répondre à ta phrase: "Dans le cas d'une ruée, d'un krach, d'un bouleversement monétaire, d'une chute de certaines banques, seul le cash dans vos mains fait sens"
En Allemagne, dans le cas d'une crise type hyperinflation 23, le cash "dans les mains" n'a aucun sens. Dans la crise de 29, oui, puisque visiblement nous étions en déflation.
Sinon en ce qui concerne la chronologie que tu as cité, je suis d'accord avec toi, 29 est une bulle boursière qui éclate, et se propage via les agents économique. Le grand classique quoi.
Donc provoquer et canaliser des grosses faillites avec plein d'argent qui part en fumée. J'ai l'intime conviction que Lehman Brother est un coup monté, et expliquer le détail prendrait encore plus de place... d'ailleurs je fatigue là... La IIème guerre mondiale était presque nécessaire à une relance de l'économie, voire d'un sauvetage du système.
J'en ai également l'intime convictions. Avec deux pistes: Un règlement de compte ou une exécution entre hyènes "qui bouffe qui".
"Au moindre signe de panique, nous n'allons même pas avoir le temps d'arriver jusqu'au guichet. Fermeture, puis nationalisation. Too big ou pas, 3x fois le PIB ou pas, ils nationaliseront tout, avec les conséquences qui vont avec. Un exemple en temps réel, les pays-bas."
C'est quoi l'exemple des Pays Bas?
Les pays-bas nationalisent pas à pas leur système bancaire. Nous ferons de même si les 3 piliers sont menacés.
Quelque soit la taille et le maquillage comptable que l'Etat devra faire derrière, quelque soit la répercussion sur notre dette.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html
et c'est pour reprendre toujours la même chose. Cet argent n'existe pas, même pas en actif bancaire. C'est des dettes, donc des promesses. Le billet n'est pas une promesse contrairement à ce que je lis.
Je ne suis pas d'accord sur deux points. Tout d'abords parcequ'un billet est tout simplement l'expression d'un crédit et donc d'une promesse. La seule chose de différentes, c'est qu'elle est palpable et que le scripturale ne l'est pas. (Sauf les chèques qui vont pas tarder à dégager avec SEPA).
Tout argent crédit fait partie du passif ou de l'actif d'un bilan quelque soit sa valorisation.
Voilà, j’arrête là, parceque j'ai les yeux qui se croisent.
Je te propose d'isoler les sujets si tu souhaites en discuter techniquement.





